En bref

Fibromyalgie… Voilà un mot que les gens ont souvent du mal à prononcer. Le mot fibromyalgie tire son origine étymologique de fibro, qui fait référence aux tissus fibreux, myo, qui fait allusion aux muscles et algie, qui signifie douleur.

Le premier symptôme de la fibromyalgie est une douleur chronique généralisée. Elle s’accompagne généralement de fatigue, d’un sommeil perturbé et d’autres dysfonctions systémiques. La fibromyalgie fait partie des syndromes douloureux des tissus mous – mais ses perturbations biochimiques et physiologiques en font une pathologie distincte.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe la fibromyalgie dans les rhumatismes non articulaires sous le code M79.7 dans la classification internationale des maladies (ICD-10). Dans la Déclaration de Copenhague de 1992, les symptômes de la fibromyalgie étaient expliqués et des traitements étaient suggérés. Puis est apparu le Consensus canadien de 2003 pour la remplacer, lequel offrait des informations plus récentes – compte tenu des recherches – sur la fibromyalgie, ses symptômes et ses traitements. En 2012, la Société canadienne de la douleur (SCD) ainsi que la Société canadienne de rhumatologie (SCR) ont cautionné des Lignes directrices pour le diagnostic et la prise en charge de la fibromyalgie.

Les symptômes de la fibromyalgie semblent provenir de causes physiques ou psychologiques. C’est ainsi que des accidents, des chirurgies ou un traumatisme psychologique peuvent la provoquer. On a aussi noté des cas où elle se déclarait après un accouchement, une exposition à certains produits chimiques ou une apparente infection virale. Toutefois, il arrive qu’on ne puisse identifier son origine.

La fibromyalgie n’est ni dégénérative ni de type inflammatoire – comme l’arthrite rhumatoïde –, mais elle est réelle et chronique. Les personnes atteintes doivent gérer leurs symptômes jour après jour, ce qui ne fait qu’ajouter au poids de la maladie. Toutefois, il est possible d’améliorer sa qualité de vie en utilisant diverses approches pour diminuer la douleur, améliorer le sommeil et réduire le stress et l’anxiété.

Prévalence
On pense que la population canadienne est touchée par la fibromyalgie dans une proportion 3,3 % à 5 %, soit de 260 000 à 400 000 personnes au Québec seulement (entre un et deux millions de Canadiens). C’est deux à cinq fois plus que l’arthrite rhumatoïde. La grande majorité des personnes atteintes de fibromyalgie sont des femmes entre 30 et 55 ans. Mais personne n’est à l’abri et les hommes, les enfants et les personnes âgées peuvent aussi la développer.

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